En marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini y étant présentée, lundi 16 juillet, Jean-Yves le Drian a souligné que «l’UE et les autres signataires de l’accord conclu avec l’Iran en 2015, la Chine et la Russie, cherchent un mécanisme financier permettant de garantir à l’Iran la capacité d’exporter son pétrole».

Les Européens ont rejeté lundi la demande des Etats-Unis d’isoler économiquement l’Iran et ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines, a pour sa part annoncé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

«Nous avons approuvé l’actualisation du statut de blocage et nous prenons toutes les mesures pour permettre à l’Iran de bénéficier des retombées économiques de la levée des sanctions», a expliqué Mme Mogherini.

La loi de blocage européenne entrera en application pour le 6 août, date du premier volet des sanctions américaines. Le second volet entrera en vigueur le 4 novembre, pendant les élections à mi-parcours aux Etats-Unis.

Ce règlement élaboré en 1996 doit permettre de contrer le fait que les sanctions américaines s’appliquent à toutes les entreprises et personnes physiques dans le monde, selon le principe de l’extraterritorialité du droit américain. Nombre de grandes entreprises européennes comme le groupe Total ont décidé de se retirer d’Iran s’ils ne sont pas exemptés des sanctions américaines.

Washington a refusé d’exempter les entreprises européennes après avoir dénoncé l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

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