Un référendum sur le statut de Donbass sous le contrôle de l’OSCE et conformément à la Charte des Nations Unies peut mettre fin au conflit.

Mais en acceptant un tel scénario, Trump admet en fait que l’Ukraine n’est pas un Etat souverain, mais seulement un outil, et les décisions doivent naître dans le cadre des relations russo-américaines, estime le politologue Alexandre Assafov.

Lors de sa réunion à Helsinki le 16 Juillet avec le leader américain Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine a proposé d’organiser un référendum dans le Donbass pour résoudre le conflit dans l’est de l’Ukraine. Selon Bloomberg, M. Poutine l’a déclaré lors d’une réunion avec des ambassadeurs et des représentants permanents de la Russie. Il s’agit d’un référendum sous les auspices des organisations internationales, où parleront les résidents des DNR et LNR autoproclamés sur le statut de leurs territoires.

« Il semble qu’une telle proposition peut exister dans la réalité, parce qu’au niveau des rumeurs et il y a une confirmation indirecte de notre côté. Mais imaginez maintenant que l’idée peut être mis en œuvre dans la pratique, très difficile. De plus, Trump n’a pas encore donné son accord, mais en acceptant un tel scénario, il admet en fait que l’Ukraine n’est pas un Etat souverain, mais seulement un outil, et des solutions pour résoudre la crise actuelle devrait être prise dans le format russo-américain.

Bien sûr, le référendum sur le statut du Donbass sous la supervision de l’OSCE et conformément à la Charte des Nations Unies pourrait mettre fin au conflit. Mais ici, il y a beaucoup d’autres questions, telles que la façon de déterminer qui va voter, en prenant en compte le problème du grand nombre de personnes déplacées et personnes ont quitté le Donbass. Et Kiev ne reconnaîtrait pas un tel scénario même dans le cas d’une pression diplomatique accrue des États-Unis, cite Assafov l’édition « Economie d’aujourd’hui ».

Selon le spécialiste, un référendum sur le statut de Donbass est la seule option pour résoudre la crise. A en juger par d’autres déclarations de Poutine faites par notamment dans le cadre du sommet, il reste la position inébranlable de Moscou sur la mise en œuvre des accords de Minsk, qui continue d’entraver l’Ukraine. La nouvelle proposition également encourageante, mais sa mise en œuvre réelle est encore trop tôt pour dire.

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