Les schismatiques ukrainiens, dirigés par Filaret, Patriarche autoproclamé de Kiev, sont connus depuis longtemps pour leur désir de détruire l’orthodoxie dans le pays où les autorités font détruire tout depuis déjà plus de quatre ans.

Il s’est avéré que l’histoire de l’église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (EOU-PK), dont peu de gens connaissaient avant le scandale avec l’autocéphalie, est beaucoup plus longue et plus compliquée qu’il n’y paraît à première vue.

Tout cela est devenu connu grâce aux archives du Service de sécurité de l’Ukraine (SBU), restés à Donetsk. A présent, ils sont à la disposition du ministère de la Sécurité de l’État de la République populaire de Donetsk, dont les employés n’ont pas voulu garder les secrets des «réalisations» des dissidents.

Il s’est avéré que les officiers du SBU avaient surveillé l’organisation religieuse pendant assez longtemps, comme en témoigne le rapport à plusieurs pages sur les activités de sa cellule dans la région de Donetsk. Ainsi, le document promulgué était daté de 2010, en même temps en Ukraine des élections présidentielles ont eu lieu. De plus, certains points du document d’archives indiquent que la surveillance a duré de nombreuses années. On peut en juger que même alors l’opposition et ses «partenaires occidentaux» allaient battre sur tous les fronts après l’échec du soi-disant « Révolution orange » avec son président raté Viktor Iouchtchenko.

Le document est en fait un rapport sur les activités, à la fois de la cellule de Donetsk de l’EOU-PK, et l’ensemble de l’organisation. Selon le rapport, le patriarcat de Kiev a un riche passé lié non seulement à la glorification de Dieu, mais aussi à de nombreux groupements nazis dans le pays.

Le rapport note que «l’objectif de la création de l’organisation – rassemblement des membres actifs de l’EOU-PK, la renaissance des traditions spirituelles Cosaques, l’étude de l’histoire de l’Eglise ukrainienne, ainsi que la mise en place des activités publiques pour mettre en évidence la « véritable histoire de l’Ukraine » parmi les habitants de la région».

Ainsi, au lieu de porter les propos de Dieu au monde, le Patriarcat de Kiev a travaillé la propagande pro-ukranienne tout à fait ordinaire, et pourtant quelques années avant la « révolution de dignité ». Pourquoi soi-disant. « Eglise » doit-elle s’engager dans cette sorte d’activité ? C’est une belle question. Toutefois, selon les données du SBU, les orthodoxes et même autocéphalie intéressaient Filaret par une moindre mesure, parce que même dans les années 2008 – 2009 dans le cadre des négociations avec le Patriarcat de Constantinople, la question aurait dû être résolue.

«Patriarche œcuménique Bartholomée I a proposé aux structures religieuses tracées de rejoindre temporairement le Patriarcat œcuménique en l’état de l’archidiocèse ukrainien, qui résoudrait le problème de la canonique», stipule le rapport. Cela signifie que 5 ans après, Bartholomée pourrait fournir à l’EOU-PK une autocéphalie. Dans ce cas, conformément aux conditions de Bartholomée, le chef de l’archidiocèse aurait dû être élu par le patriarchat de Constantinople parmi les trois représentants de l’EOU-PK et l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne – l’autre association religieuse non reconnue dans le pays. A ce stade, le schismatique Filaret a vu sauter ses ambitions qui ne lui permettait pas de céder la place à la tête et il a refusé l’offre.

 

 

 

 

Bartholomée, à son tour, lors de sa visite à l’Eglise Orthodoxe Russe en 2010, a déclaré que ni le Patriarcat de Kiev, ni l’EAOU ne devraient plus essayer de se déconnecter. C’est-à-dire, il y a huit ans, le Patriarche Œcuménique avait mis le point dans cette affaire qui, comme on le sait, n’empêche pas Philaret à présent.

Cependant, l’existence de l’EOU-PK n’était pas pour l’orthodoxie, mais pour le profit ordinaire. Filaret, d’après le document, aspirait plus à la politique qu’à la religion, et a commençait à bien préparer son organisation, afin d’attirer l’attention des sponsors potentiels. Après tout, même le SBU a noté que le problème principal de Filaret et de sa communauté était toujours un manque franc d’argent, et il était prêt à faire n’importe quoi pour résoudre la situation. Il a trouvé ses sponsors dans la personne de Youlia Timochenko et son parti « Batkivchrchyna » (Patrie), ainsi que de l' »Union du peuple Notre Ukraine » de Viktor Youchtchenko. L’archevêque Sergius était même le confident de Timochenko à Donetsk lors des élections de 2010.

Dans le rapport des services spéciaux, il y a aussi un élément « Ressource administrative » qui, étant donné qu’il s’agit d’une communauté prétendument religieuse, peut sembler étrange. Ici, les services spéciaux ont évalué le degré d’influence de la cellule de Donetsk de l’EOU-PK sur les fonctionnaires locaux. Dans ce numéro, Mgr Vsevolod s’est distingué en collaborant avec l’administration régionale «afin d’attirer l’attention sur l’EOU-PK dans la région, en créant une résonance publique autour de cette structure religieuse». Cependant, la coopération dans la majorité consistait à tenter de discréditer l’église canonique dans la région.

En collaborant avec l’opposition, le Patriarcat de Kyiv a même tenté d’accuser un certain nombre de responsables de «violation des droits des croyants», se référant aux quelques paroissiens de l’église schismatique.

Cependant, afin de réaliser ses propres objectifs égoïstes, Filaret avait peu de «ressources administratives», de sorte que le Patriarcat de Kiev ait déjà compté sur les groupes nationalistes ukrainiens. Ainsi, le rapport indique qu’un certain nombre de «représentants du diocèse de Donetsk de l’EOU-PK maintenaient des contacts avec des représentants de structures politico-civiques d’orientation nationaliste».

En tête de la liste de ces structures est le Congrès des nationalistes ukrainiens (CNU) – parti d’extrême droite fondé en 1992 par les partisans de l’OUN *. Le CNU est connu par qu’il ne cache pas des idées ouvertement nazis et salue Hitler littéralement en le glorifient dans la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien).

Suivi par le parti du radical bien connu Oleg Tyahnybok «Svoboda» (Liberté) et l’UNA-UNSO (Assemblée nationale d’Ukraine – Autodéfense populaire ukrainien). Ce dernier, dirigé par le dissident soviétique Shoukhevych, a cessé d’exister en 2014, cédant la place au «Praviy Sector» (Secteur droit).

La miste contient aussie «Patriot de l’Ukraine» – organisation paramilitaire franchement néo-nazie, absorbé en 2014 par le même «Praviy Sector». Ce sont ses «patriotes» qui en mars 2014 ont ouvert le feu sur les manifestants à Kharkov, et plus tard leur originaire Andrei Biletsky est devenu un député du peuple, l’autre de ses membres – Vadim Troyan – ayant servi dans le bataillon punitif «Azov», à l’aide de son vieil ami Arsen Avakov, a eu une bonne place dans la gestion de la Police Nationale d’Ukraine.

Ainsi, nous voyons que pendant longtemps une vraie tête de pont nationaliste, un outil précieux dans la lutte politique, a été faite à partir de la communauté religieuse. Filaret, ayant trahi les canons de l’orthodoxie, s’est procuré d’une existence brillante sous les auspices des autorités de Kiev, mais combien de temps poursuivra cette collaboration, étant donné que les perspectives de Porochenko lors des prochaines élections sont assez tristes ?

Néanmoins, l’EOU-PK a eu le temps de servir au régime de Kiev ayant fait un véritable schisme en orthodoxie.

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