Dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a rappelé, que les négociations avec Londres, actuellement dans l’impasse, pourraient se prolonger jusqu’à la mi-novembre, au delà donc du mois d’octobre, pourtant officiellement la date butoir.

Avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne prévue pour le 29 mars 2019, les Parlements européen et britannique doivent ratifier l’accord de divorce. Une ratification qui peut se faire en trois mois. Ce qui permettrait aux négociateurs de poursuivre leurs discussions au-delà du Conseil européen du 18 octobre, la date butoir fixée depuis le début.

« Flexibilité »

« Si nous avons besoin d’un peu plus de temps, nous aurions cette flexibilité » a rappelé Michel Barnier, le négociateur européen sur le Brexit, vendredi à Bruxelles. En fait, techniquement, les discussions pourraient même se prolonger jusqu’au mois de décembre.

Moins de quatre mois pour un accord

Les négociateurs ont donc désormais moins de quatre mois pour trouver un accord, sur la question irlandaise notamment, mais aussi sur la protection des produits du terroir de toute l’Europe, avec les fameuses indications géographiques protégées (IGP) et sur le rôle de la Cour de justice de Luxembourg. Des dossiers sur lesquels les discussions patinent depuis des mois.

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