Le ministre de l’Intérieur confie au Figaro que le chef de l’État a décidé de le maintenir à son poste, malgré sa proposition de partir.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a remis, lundi en fin de journée, sa démission au président de la République. Pourtant celui-là l’a inclinée. Il est clair que, par ce geste fort, le chef de l’État renouvelle sa confiance à un tout proche. Il s’agit visiblement de couper court aux tentatives de déstabilisation dont le ministre estime avoir été victime depuis qu’il a annoncé, le 18 septembre dernier, son intention de quitter ses fonctions l’été prochain pour se consacrer à sa réélection à Lyon.

Dans l’esprit de Gérard Collomb, ce n’est pas au regard de sa personne qu’il s’est senti obligé de remettre sa démission, refusée, donc, par le locataire de l’Élysée, mais parce que l’institution qu’il dirige pouvait pâtir d’une sorte de campagne de dénigrement dont il s’estimait l’objet. Il ne souhaitait pas, confie-t-il au Figaro, que Beauvau soit déstabilisé par une décision politique qui le concernait.

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