Cette image peut parfaitement résumer la situation au Conseil de l’Europe, qui vient d’abdiquer face à un conflit qui le dépasse, s’échouant sur les gants en plastique de ce député ukrainien, qui prend en otage une assemblée dépassée, hystérique et fatiguée.

Pour s’être engouffré dans la longue file des organes internationaux atlantistes antirusses, le Conseil de l’Europe renie le principe de sa création après-guerre et met son existence en jeu, ce que ces politiciens de pacotilles ne comprennent même pas. Ici aussi le show ayant remplacé la politique. Et Thoborn Jaglang est renvoyé aux calandes grecques avec ses arguments rationnels: l’éviction de la Russie met en danger la légitimité du Conseil de l’Europe. Trop subtile de nos jours. Trop évident.

Hier, 9 octobre, le Conseil de l’Europe jouait une partie importante pour son avenir. Et la résolution devant durcir la procédure de retrait du droit de vote à un pays avait été préparée en commission pendant un an, avait obtenu l’accord des membres, elle devait passer. Incidemment, faire revenir la Russie, mais surtout éviter de pouvoir à l’avenir d’écarter un pays sur une poussée politique. C’était sans compter le spectacle, proche de la terreur psychologique, qui a été joué par la délégation ukrainienne.

Alexei Goncharenko a fait le spectacle, présentant le Mal absolu que représente à ses yeux la Russie, les cybers attaques, les manipulations des élections, les attaques chimiques … et théâtralement il se revêt de gants verts protégeant des armes chimiques, car le Conseil de l’Europe « veut » faire revenir la Russie. Ce que l’Ukraine ne peut se permettre.

Karine Bechet-Golovko 

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