Un élève de CE1 sur deux a également des difficultés en calcul mental, selon les résultats des évaluations menées en CP et CE1 livrés par le ministre de l’Éducation nationale. «Des points de faiblesse qui ne sont pas irrémédiables», assure Jean-Michel Blanquer.

Trop de difficultés en calcul mental et en lecture. C’est le bilan qu’on retient des résultats d’évaluation des élèves de CP et CE1 rendus publics par le ministre de l’Éducation nationale. Dans un entretien à 20 Minutes pour son édition de lundi, Jean-Michel Blanquer revient sur les enseignements de ces tests, menés en septembre, et les raisons qui peuvent expliquer ces constats.

Un élève de CE1 sur deux (49 %) a des problèmes en calcul mental, explique le ministre, et ils sont 47 % à avoir des difficultés pour résoudre un problème. Par ailleurs, un tiers des élèves de ce niveau lisent moins de 30 mots par minute, «alors que l’objectif national est de 50 mots», rappelle le ministre. Du côté du CP, plus d’un sur cinq (23 %) a des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent. Ils sont également 8 % à avoir du mal à reconnaître les nombres dictés. «Ces résultats sont cohérents avec ce que nous indiquent les enquêtes internationales», souligne Jean-Michel Blanquer.

Pour le ministre, une des raisons à ces difficultés est à chercher du côté des «difficultés sociales et familiales» de certains élèves, notamment en ce qui concerne le langage. «On sait par exemple, qu’un enfant de 4 ans issu d’une famille défavorisée a entendu 30 millions de mots en moins qu’un enfant issu d’une famille aisée», précise-t-il. «C’est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner.»

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