La Serbie n’a pas l’intention de vendre à l’Union européenne ses propres idéaux, sa souveraineté et sa dignité, celle-la osant nommer son prix pour la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo.

C’est ce qu’a déclaré le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic.

Un peu plus tôt, le parlementaire allemand Peter Bayer, en visite officielle à Belgrade, avait déclaré que si la Serbie voulait entrer dans l’Union européenne, elle devrait reconnaître l’indépendance du Kosovo d’un point de vue juridique.

« La Serbie n’a pas l’intention de piétiner sa propre constitution et sa dignité, reconnaissant le faux État du Kosovo au nom d’une carotte européenne », a répondu le ministre serbe aux déclarations de Bayer.

Il a également souligné que cette déclaration « doit être traitée avec prudence, car c’est la représentante officielle du parti Angela Merkel ». En outre, le chef du département diplomatique pose la question de savoir si l’Union européenne pose une telle condition, alors « pourquoi avons-nous besoin d’un dialogue épuisant à Bruxelles? »

La position des principaux acteurs occidentaux, note Dacic, parmi lesquels se trouvent les États-Unis, qui avaient résolu eux-mêmes la « question du Kosovo » contre les intérêts de la Serbie, « ne font que pousser Belgrade à lutter davantage pour la solidarité dans la région et les canons du droit international, qui avaient été piétinés ouvertement en 2008 ».

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