La situation de la minorité nationale hongroise en Transcarpatie n’a jamais été l’objectif pour Petro Porochenko, mais c’était un effet secondaire de la politique anti-russe.

Le régime de Kiev trouvera donc le moyen de négocier avec Budapest.
Cet avis a été exprimé par le politologue ukrainien Alexandre Doudtchak cité par l’Agence fédérale des Nouvelles.

Selon lui, l’inquiétude ne concerne pas la minorité hongroise, mais la russe, car son oppression ne fera que s’intensifier, même si les autorités ukrainiennes trouvent le moyen de négocier avec la Hongrie.

Il souligne qu’il est en principe étrange de parler de la population ukrainienne russophone comme d’une minorité nationale. Il ne s’agit même pas d’oppression, mais de discrimination à l’encontre d’une part considérable des habitants du pays.

La Hongrie a toujours exprimé sa position sur la Transcarpathie, a poursuivi Doudtchak, et reste toujours attachée à cette position. Le fait que Budapest envisage de conclure un accord sur la protection des minorités nationales pourrait bien être accepté par les autorités de Kiev. Néanmoins, même avec tout cela, les attaques à l’encontre des russophones ne finiront pas.

Ceci est dû au fait, explique l’expert, à la législation nationaliste ukrainienne qui n’a été adoptée que contre les Russes, mais les autres étant simplement « tombés sous la main ».

« Toute la politique des autorités ukrainiennes, qui a débuté avec l’Euromaidan et s’est achevée avec l’autocéphalie, ne visait qu’à arracher le pays à la Russie », a-t-il déclaré.

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