Vu les échecs de la zone euro, la Première ministre islandaise Katrin Jakobsdottir ne voit pas de raison de postuler à l’UE. Plus encore, elle aurait quitté l’OTAN si cela avait dépendu d’elle seule.

Dans un entretien accordé au média en ligne EUobserver, la Première ministre islandaise et chef de file du Mouvement des verts et de gauche de son pays, Katrin Jakobsdottir, a signalé que les échecs de la zone euro signifiaient que l’Islande devait rester en dehors de l’Union européenne et qu’elle préférerait qu’il n’y ait pas de présence militaire dans son pays.

«Je ne pense pas que nous devrions entrer dans l’UE maintenant. Je ne pense pas qu’il y ait des raisons de postuler», a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté qu’elle était critique vis-à-vis des politiques économiques de l’UE, à savoir la création de la zone euro, sans précédemment mettre au point une politique centralisée en matière de fiscalité et d’imposition.

Elle s’est également exprimée sur le rôle de la Banque centrale européenne, qui est devenue très puissante sans être très démocratique.

Katrin Jakobsdottir, 42 ans, est la deuxième femme à diriger son pays. Son parti, le Mouvement des verts et de gauche, a formé une coalition avec les partis libéraux du progrès et de l’indépendance pour prendre le pouvoir.

La coalition soutient l’adhésion à l’OTAN, mais le Première ministre préfère des solutions «diplomatiques et politiques» aux problèmes de sécurité.

«La position de mon parti est contre l’adhésion de l’Islande à l’OTAN. Cependant, nous sommes le seul parti au Parlement islandais à avoir cette position… Nous ne sommes pas favorables à l’idée d’une présence militaire permanente ici en Islande», a-t-elle déclaré.

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