Trop tardives et visant à côté de leur cible, les annonces d’Édouard Philippe ne devraient pas parvenir à apaiser les tensions et à calmer la colère des « gilets jaunes ».

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Le Premier ministre a annoncé, mardi 4 décembre, trois mesures censées calmer le jeu : un moratoire de six mois de la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel, mais aussi sur la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et sur la hausse du gazole pour les professionnels ; un moratoire, de six mois également, des nouvelles modalités du contrôle technique des véhicules ; et un gel des augmentations des tarifs de l’électricité et du gaz durant l’hiver.

Les premières réactions des Gilets jaunes semblent toutefois aller à l’encontre de ce qu’espérait Édouard Philippe. « Mesurettes », « les actions vont durer », « le pouvoir essaie de nous endormir », « pas suffisant », « pas du tout ce qu’on attendait » : que ce soit chez les personnalités médiatiques du mouvement ou chez les simples manifestants, personne ne se réjouit des mesures annoncées par le Premier ministre. Ces réactions étaient pourtant prévisibles.

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