Barricades incendiées en pleine rue piétonne décorée pour Noël, épais gaz lacrymogène faisant disparaître la cathédrale et la mairie : le centre de Bordeaux a connu samedi de gros débordements lors de l’acte IV de la mobilisation des « gilets jaunes ».

La manifestation avait pourtant bien commencé et s’était déroulée dans le calme, les « gilets jaunes » s’étirant par petits groupes dans le centre où les Bordelais faisaient tranquillement leurs courses de Noël.

Des groupes de « gilets jaunes » avaient même fraternisé avec les manifestants pour le climat, qui avaient accepté de dérouter leurs parcours pour rester loin de la mairie, où s’étaient cristallisées les violences des « gilets jaunes » ces deux derniers samedis.

C’est encore là que la situation a dégénéré en fin d’après-midi, sur cette place Pey Berland, bordée par la mairie et la cathédrale Saint-André, où des éléments incontrôlés ont affronté les forces de l’ordre.

Des « gilets jaunes », partisans d’une manifestation pacifique, ont tenté en vain de les dissuader, certains se mettant à genoux, d’autres agitant de grands drapeaux blancs et huant les casseurs.

Cette fois-ci, la grille donnant accès à la cour de la mairie d’Alain Juppé, cible des « gilets jaunes » samedi dernier, est restée protégée par de nombreux véhicules des forces de l’ordre, dont deux blindés de la gendarmerie.

Le long de la cathédrale, les affrontements sont vite devenus violents, la place disparaissant sous les fumigènes et les gaz lacrymogènes qui rejetaient les passants dans les rues adjacentes.

Un jeune homme a eu la main arrachée par une grenade qu’il avait ramassée quand elle lui a explosé dans la main, selon une source judiciaire.

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