Les pays membres de l’Union européenne refusant d’accueillir des migrants pourraient payer pour s’exonérer du système de répartition. Selon Reuters, une telle proposition a été faite par la France et l’Allemagne lors d’une réunion à Bruxelles.

Cotiser au budget de l’Union européenne ou investir dans des projets en Afrique, ces mesures qui, comme le précise la presse, ont été proposées par l’Allemagne et la France, pourraient constituer un compromis acceptable pour les États qui refusent l’entrée de migrants sur leur sol, a estimé Anna Triandafyllidou, professeur à l’Institut universitaire européen (IUE) de Florence, commentant la proposition de Paris et de Berlin sur le problème.

«Je pense que ces deux gouvernements [français et allemand, ndlr], très influents au sein de l’Union européenne, essaient tout simplement de sortir de l’impasse dans laquelle l’UE s’est enlisée à cause de l’attitude des pays d’Europe centrale et maintenant de l’Italie. […] Il se peut que ce soit un pas dans la bonne direction», a poursuivi l’interlocutrice de l’agence.

Et d’expliquer qu’il s’agissait sans doute d’une mesure en prévision des prochaines élections européennes.

«J’ai bien l’impression qu’il y ait des craintes que le Parlement européen que nous recevrons à l’issue de ces élections ne s’avère d’extrême droite. Par conséquent, il serait beaucoup mieux de trouver une solution qui ne soit sans doute pas la meilleure, mais suffisamment bonne et efficace que de rester dans l’impasse», a déclaré la spécialiste.

Selon cette dernière, la politique de l’Union européenne est en train de devenir plus pragmatique.

«Il est de loin plus important à présent d’obtenir un compromis que d’attendre ce qui pourrait arriver après l’été [après les élections européennes, ndlr]», a conclu Mme Triandafyllidou.

Les gouvernements de l’Union européenne qui refusent d’accueillir des migrants pourraient payer pour s’exonérer du système de répartition, selon une série de propositions faites par la France et l’Allemagne lors d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur à Bruxelles, annonce Reuters. Des fonds supplémentaires pour aider l’Afrique pourraient servir d’exonération pour les pays d’Europe de l’Est, qui refusent toujours l’entrée de migrants, en particulier ceux qui viennent de pays musulmans.

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