Le chef de la diplomatie libyenne à Tripoli ainsi qu’une source au sein du ministère des Affaires étrangères ont évalué les dégâts infligés par l’attaque terroriste contre l’enceinte de leur lieu de travail, détaillant les agissements des terroristes.

L’attaque contre le siège du ministère libyen des Affaires étrangères à Tripoli qui s’est produite ce mardi a causé des «dégâts légers», a fait savoir Mohammed Taher Siyala, le chef de la diplomatie libyenne au sein du gouvernement d’union nationale.

Détaillant l’attentat, une source dans le ministère a de son côté affirmé que l’explosion provoquée par un kamikaze aurait fait un mort parmi les employés de l’établissement et quatre parmi les assaillants. Onze autres personnes ont été blessées.«Les terroristes se sont approchés du bâtiment du ministère des Affaires étrangères à bord d’une voiture piégée, puis ont tenté de pénétrer à l’intérieur», a raconté l’interlocuteur de l’agence.

«Les gardes ne les ont pas laissés entrer, un échange de coups de feu a commencé», a-t-il ajouté.

Toujours selon la source, tous les auteurs de la fusillade ont été éliminés, mais un employé du ministère a été tué lorsqu’un autre assaillant s’est fait sauter.

«La situation est actuellement sous contrôle, les forces de l’ordre ratissent le terrain autour du bâtiment du ministère», a-t-elle indiqué.Tarak al-Dawass, porte-parole des forces spéciales, a accusé Daech d’être derrière l’attaque. Il n’y pas eu de revendication à ce stade.

Déchirée par une lutte de pouvoir acharnée et plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales: le gouvernement d’union nationale (GNA), issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, basé dans la capitale, et un cabinet parallèle installé dans l’Est.

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