Lors de la cérémonie d’envoi de la première opération d’exportation vers l’Afrique par voie terrestre, le ministre algérien du Commerce a affirmé le 26 décembre que son pays devenait une puissance dans la région.

L’Algérie est bien déterminée à avoir sa place de puissance au Maghreb et en Afrique, a déclaré le 26 décembre Saïd Djellab, le ministre algérien du Commerce. Le responsable s’exprimait devant la presse à l’occasion du coup d’envoi de la première opération d’exportation vers l’Afrique par voie terrestre.

Tout en rappelant le développement réalisé par son pays dans les domaines infrastructurel et industriel depuis l’an 2000, grâce notamment aux plans quinquennaux lancés par le Président Bouteflika, le ministre a affirmé que «l’Algérie est une puissance économique régionale». «On est rentré dans la bataille des exportations», a-t-il lancé.

Pour cette première opération d’exportation, le responsable a indiqué que 400 tonnes de produits agricoles, agroalimentaires, électroménagers et hygiéniques avaient pris la route vers Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Dans le même sens, il a encore souligné que «de grandes opérations», de quoi surprendre les Algériens, seront lancées en 2019. L’Algérie a également engagé des négociations avec la Mauritanie relatives à un accord commercial préférentiel, qui inclurait notamment une baisse des droits de douane entre les pays.

Dans le même cadre, concernant les exportations vers les pays de l’Afrique de l’Ouest, M.Djelleb a annoncé des opérations qui auront lieu dans 15 jours en direction du Niger et du Sénégal.Le marché africain est l’une des priorités majeures de la stratégie algérienne en matière d’exportation de produits finis, a déclaré le 18 décembre devant la presse, à Alger, Saïd Djellab, en marge d’une Rencontre nationale sur l’exportation.

Bien que les produits algériens soient plutôt appréciés dans les pays africains où ils sont commercialisés, le responsable a néanmoins relevé des problèmes qui entravent encore le processus d’exportation, et que la nouvelle stratégie nationale devrait impérativement résoudre.

Le premier obstacle que les opérateurs économiques algériens doivent surmonter, selon le ministre, est la nécessité de «diminuer le coût logistique des transports». Selon lui, ce facteur impacte sérieusement les capacités d’exportation du pays.Le deuxième point évoqué par le responsable est la nécessité d’une régularité dans le temps de la quantité et de la qualité des produits proposés, tout en assurant un bon rapport qualité/prix. Dans ce sens, M.Djellab a expliqué que la partie algérienne avait toujours du mal à accorder son violon au système du marché de la grande distribution internationale. «Ce dispositif compte sur un timing et des règles précises», a-t-il indiqué.

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