Malgré l’espoir que ses vœux pour l’année 2019 soient un début d’une année plus apaisée, l’allocution du Président au réveillon été sensiblement critiqué par l’élite politique de son Etat.

Lundi soir, Emmanuel Macron s’est plié à la tradition en adressant ses vœux de fin d’année aux Français lundi soir et ils n’ont pas manqué de susciter des réactions au sein de la classe politique.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen n’a pas hésité à le qualifier dans ses deux tweets, l«d’imposteur» puis de «pyromane». Son parti, dans un communiqué, a fustigé les sentences d’un chef de clan, d’un idéologue de la mondialisation, d’un impudent professeur de morale».

«On ne sait pas pourquoi mais tout ce qu’il dit tombe à plat. Et quand on comprend, on préférerait ne pas avoir entendu. Quel lunaire donneur de leçons. » Autre tweet :

« Le Président des riches a fait son rideau de fumée. Le partage des richesses, t’as compris Monsieur Macron?», a fustigé le dirigeant de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Le président des Patriotes, Florian Philippot a déclaré dans un communiqué que «le mépris hallucinant qu’il a exprimé à l’égard des Gilets jaunes, les qualifiant de « foule haineuse », est absolument scandaleux et irresponsable.»

Pour Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, le Président «a récité un texte sans émotion, sans conviction et si loin de la réalité des Français. Un clip de campagne plus que la parole d’un homme d’État».

Pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, la réaction a été brève: «E. Macron sera donc pire en 2019.»

«Un Président moralisateur qui va poursuivre ses réformes sans tenir compte des colères, des attentes de ceux qui aspirent tout simplement à vivre mieux», a déclaré Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français.

Dans ses vœux du Nouvel An, Emmanuel Macron s’est exprimé sur «la colère» en 2018. Selon lui, le profond mécontentement des Gilets jaunes est révélateur du fait que le pays ne renonce pas à ses objectifs. Abordant une nouvelle fois la question du débat national, M.Macron a promis de s’adresser aux Français très prochainement. En même temps, le Président a rappelé que «les résultats» des réformes engagées depuis le début de son mandat «ne peuvent pas être immédiats et l’impatience que je partage ne saurait justifier aucun renoncement».

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