Best-of 2018: Parmi lesquels l’affaire qui a opposé en mai dernier le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Pedro Agramunt et le milliardaire George Soros. (Re)découvrez le lien entre droits de l’Homme et corruption, au cœur d’un scandale européen.

Des accusations de corruption visent le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), l’espagnol Pedro Agramunt; en Catalogne, la crise institutionnelle est instrumentalisée par deux Russes et des ONG de défense des droits de l’Homme se lancent dans une campagne de lobbying visant les institutions européennes. On pourrait croire qu’il n’y a pas de lien, et pourtant…

Accusé de corruption et destitué de son poste, Pedro Agramunt, l’ancien président de l’APCE, a enquêté pour blanchir son nom et a mis à jour le réseau d’influence de George Soros dans cette institution européenne.
Resté sénateur, Pedro Agramunt affirme avoir souhaité «obliger les lobbys actifs à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à se déclarer». Il dénonce aujourd’hui le contrôle qu’aurait le milliardaire d’origine hongroise sur l’institution européenne et accuse ce dernier d’avoir orchestré une campagne visant à le décrédibiliser… et à préserver par là son emprise sur le Conseil de l’Europe.Au-delà de la question de la culpabilité ou de l’innocence du sénateur espagnol, au montage de George Soros pour mener des campagnes de lobbying au Conseil de l’Europe par le biais d’associations et d’ONG qu’il finance et comment ce réseau est impliqué dans les accusations visant Pedro Agramunt. En ce qui concerne les activités de lobbying, rien d’illégal en apparence, comme le confirmait un membre de Transparency France de manière anonyme sans vouloir se prononcer sur le deuxième point.

Parmi les éléments sur lesquels s’est basée la Commission d’enquête indépendante du Conseil de l’Europe pour statuer du cas de Pedro Agramunt, on retrouve un rapport de l’ONG European Stability Initiative (ESI), dans lequel son directeur, Gérald Knaus, formule de nombreuses accusations à l’encontre de l’ancien président de l’APCE.
Seulement, dans cette affaire, la European Stability Initiative, qui s’est présentée comme une simple ONG, est bien plus que cela. Comme le relèvent les avocats de monsieur Agramunt, l’ESI est non seulement une organisation à but non lucratif, mais aussi une «organisation lobbyiste enregistrée dans le fichier des lobbyistes de la Commission européenne et du Parlement européen». En clair, un lobby déclaré dans certaines institutions, mais enregistré comme simple ONG au Conseil de l’Europe porte des accusations de corruption… contre un élu qui souhaite obliger les lobbys à se déclarer. Une transparence qui pourrait être un frein à leurs activités.

Vous avez dit bizarre? Et pourtant, cela ne s’arrête pas là. Monsieur Knaus, directeur de l’ESI, est en effet connu pour être proche d’un certain Nichola Whyte, son pair à la tête d’Independent Diplomacy. Cette organisation, à laquelle l’exécutif régional de Barcelone a fait appel pour «internationaliser le mouvement indépendantiste» catalan, a des intérêts politiques complètement opposés à ceux de Pedro Agramunt, membre du Parti Populaire et défenseur de la Constitution espagnole dans la crise catalane.

En se penchant sur les comptes de ces deux organisations, on s’aperçoit que la European Stability Initiative et Independent Diplomacy sont financées par la même source: la Foundation To Promote an Open Society (FPOS), derrière laquelle on trouve le milliardaire George Soros.Résumons: Gérald Knaus, directeur de l’ESI —un lobby financé par George Soros et se présentant comme une ONG- et proche de Nicholas Whyte, un homme à la tête d’une autre organisation financée par Soros et travaillant pour les indépendantistes catalans que M. Agramunt combat, accusent le sénateur espagnol de corruption après que ce dernier ait proposé d’obliger les lobbys à se réformer.

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