La présidence de la République tunisienne a annoncé aujourd’hui la prolongation jusqu’au 4 février de l’état d’urgence, en vigueur dans le pays depuis une série d’attaques jihadistes sanglantes en 2015.

Le chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi « a décidé de prolonger l’état d’urgence d’un mois à compter du 6 janvier jusqu’au 4 février, à la suite de concertations avec le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée des représentants du peuple », a-t-elle indiqué dans un bref communiqué. « Cette prolongation serait probablement la dernière en attendant l’adoption par le Parlement d’un projet de loi réglementant l’état d’urgence », a ajouté, sous couvert de l’anonymat, un responsable à la présidence de la République.

Cette nouvelle prolongation intervient le lendemain d’une opération sécuritaire antiterroriste dans le centre-ouest du pays et dans laquelle deux jihadistes présumés retranchés dans une maison à Jelma dans la région de Sidi Bouzid, ont été tués. Fin décembre, des heurts nocturnes avaient été enregistrés dans plusieurs villes notamment au centre-ouest défavorisé du pays après l’immolation par le feu d’un journaliste voulant dénoncer les inégalités dans un pays englué dans le marasme économique malgré les acquis démocratiques de la révolution de 2011.

L’état d’urgence avait été réinstauré le 24 novembre 2015, au soir de l’attentat perpétré en plein Tunis contre un bus de la sécurité présidentielle (12 agents tués) et revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). L’année 2015 avait été aussi marquée par deux autres attentats sanglants de l’EI contre des touristes au musée de Bardo à Tunis et dans une zone touristique de Sousse (est) qui avaient fait au total 60 morts (59 touristes et un policier).

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