Selon les documents, publiés par le groupe de pirates informatiques Anonymous, le projet du gouvernement britannique Integrity Initiative, engagé dans des campagnes d’information ciblant la Russie, a créé un réseau d’agences dans certains pays européens et post-soviétiques et prévoit d’élargir son influence aux États-Unis.

Integrity Initiative, une société basée au Royaume-Uni, qui prétend combattre la «propagande et la désinformation» mais se concentre principalement sur la Russie, prévoit d’ouvrir à ces fins de nouveaux clusters en Arménie, Moldavie, Géorgie, Suède, au Monténégro, à Malte, aux États-Unis et au Canada, ainsi qu’en Estonie, Pologne, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, et Autriche. Cette information provient d’un des documents publié par le groupe de pirates informatiques Anonymous sur le site Cyberguerrilla.

Comme il y est indiqué, les clusters seront chargés d’aider les citoyens à «mieux comprendre» la prétendue menace venant de Russie, via la fourniture d’informations, y compris par le biais des réseaux sociaux.De pareilles agences existeraient déjà en Espagne, France, Allemagne, Grèce, aux Pays-Bas, en Lituanie, de même qu’en Norvège, et réuniraient des responsables gouvernementaux, des scientifiques et des représentants des médias. Le projet Integrity Initiative coopère aussi avec un grand nombre d’organisations internationales, y compris l’Union européenne et l’Otan, indique Anonymous.

Selon les documents publiés, il a également prévu d’étendre ses activités aux États-Unis, notamment à Washington et dans d’autres grandes villes des américaines, afin de «contribuer à changer l’attitude envers l’influence maligne et la désinformation russes en enrichissant le discours public avec des faits sur le comportement malfaisant de la Russie».

La Russie a nié à plusieurs reprises toute accusation d’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l’objectif d’Integrity Initiative était de nuire à la réputation de la Russie.Auparavant, le Foreign Office avait reconnu que le groupe Integrity Initiative était financé par l’État britannique.

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