Le conseiller du Président américain à la sécurité nationale, John Bolton, qui s’est rendu en Israël pour aborder, avec l’allié de Washington, le retrait des militaires américains de Syrie, a déclaré qu’il dépendait de la défaite des extrémistes de Daech et des garanties turques pour les Kurdes, selon l’Associated Press.

Le retrait de l’armée américaine du nord-est de la Syrie est conditionné par la défaite des extrémistes de Daech et par l’exigence que la Turquie garantisse la sécurité des Kurdes, alliés de Washington dans la lutte anti-Daech, a annoncé dimanche le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton cité par l’agence AP.

«Le calendrier dépend des décisions politiques que nous devons mettre en œuvre», a-t-il déclaré aux journalistes à Jérusalem, ajoutant qu’il y avait certains obstacles que les États-Unis voudraient lever et dont dépendait le retrait.

Selon lui, Washington insiste sur la clause que la Turquie garantisse la sécurité des Unités kurdes de protection du peuple (YPG), alliées des États-Unis dans la lutte contre Daech.

«Les Turcs ne devront pas entreprendre d’action militaire qui ne soit pleinement acceptée et coordonnée avec les États-Unis», a-t-il enchaîné.

Samedi 5 janvier, John Bolton s’est rendu en Israël pour aborder des priorités communes ainsi que le retrait américain de Syrie. La semaine prochaine, il est attendu en Turquie.

La chaîne de télévision américaine NBC avait précédemment annoncé, en se référant aux propos d’un haut responsable de l’administration américaine, que John Bolton se proposait d’évoquer en Israël le maintien de la base américaine d’At-Tanf en Syrie. À l’heure actuelle, celle-ci, située près de la frontière jordanienne, abrite environ 200 soldats américains et alliés. Selon la source de NBC, les États-Unis voudraient connaître l’opinion des autorités israéliennes et jordaniennes sur l’importance de cette base et de la nécessité de son maintien.

Les États-Unis et leurs alliés mènent depuis 2014 l’opération anti-Daech en Syrie et en Irak. Quoi qu’il en soit, en Syrie, ils agissent sans l’aval des autorités syriennes, ce que celles-ci considèrent comme une occupation. Près de 2.000 soldats américains étaient alors déployés en Syrie, qui, avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), contrôlaient les territoires dans l’est et le nord-est du pays, riches en ressources naturelles.Le 19 décembre, Donald Trump a annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech en Syrie, précisant que la lutte contre le groupe terroriste était la seule raison de la présence militaire américaine dans le pays.

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a rapidement présenté sa démission et a publié une lettre évoquant ses divergences avec Donald Trump sur des questions clés. Plus tard, la Maison-Blanche a publié un communiqué déclarant que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs militaires de Syrie.

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