Pour la première fois dans la vie politique du pays, l’opposant congolais Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo, un résultat aussitôt contesté par un autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu. Paris a pour sa part jugé les résultats «non conformes».

Un événement sans précédent s’est produit en République démocratique du Congo: un candidat de l’opposition, Félix Tshisekedi, a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle à un tour trois fois reportée depuis fin 2016, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

C’est aussi la première fois que le Président sortant accepte de se retirer sous la pression de la Constitution et non des armes.M.Tshisekedi l’emporte nettement avec 38,57% des voix, devant l’autre tête de l’opposition divisée, Martin Fayulu, deuxième avec 34,8%, selon la Commission électorale.

Mais les résultats annoncés par la Céni ne correspondent pas au décompte effectué par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui attribue la victoire à cet autre dirigeant de l’opposition, Martin Fayulu.

Comme l’indique l’AFP, la Cour constitutionnelle doit publier les résultats définitifs d’ici le 15 janvier, selon l’actuel calendrier électoral qui a pris trois jours de retard. La prestation de serment du nouveau Président élu pour un mandat de cinq ans est prévue le 18 janvier selon ce même calendrier.

Juste après l’annonce, Jean-Yves Le Drian a déclaré que les résultats annoncés de la présidentielle au Congo ne semblent «pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là».

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