À la différence de son prédécesseur Rex Tillerson, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo s’est dit favorable à ce que les autorités syriennes prennent part aux discussions sur la future structure politique en Syrie après la fin de la guerre civile, dans une interview accordée à la chaîne Fox News.

Si, en octobre 2017, Rex Tillerson, alors secrétaire d’État excluait toute participation de Bachar el-Assad dans le règlement politique syrien, son successeur Mike Pompeo se prononce pour que l’avenir de la Syrie soit discuté par tous les acteurs, y compris Damas.

Ainsi dans une interview accordée vendredi à la chaîne Fox News, il a déclaré que les États-Unis voulaient s’assurer «que toutes les options sont ouvertes au début de ce débat politique».

«Nous espérons vivement que les mauvais acteurs de la région, les Russes et les Iraniens, de même que le régime et toutes les parties prenantes seront à la table des discussions pour déterminer quelle pourrait être la structure politique en Syrie possible après la guerre civile», a-t-il souligné.

M.Pompeo a également fait savoir que Washington envisageait d’organiser en Pologne les 13 et 14 février une rencontre internationale au sommet pour élaborer les moyens de stabiliser la situation au Proche-Orient et pour discuter de la manière de limiter l’influence de l’Iran dans la région que le secrétaire d’État américain a qualifié de «déstabilisatrice».

Le conflit en Syrie dure depuis 2011 et a provoqué la mort d’au moins 350.000 personnes et des millions de déplacés. Il oppose le gouvernement syrien à une myriade de groupes armés, majoritairement islamistes, dont une partie est soutenue par les chancelleries occidentales et des États du golfe. La Russie intervient depuis 2015 à la demande du gouvernement syrien afin de rétablir la paix. Une coalition menée par les États-Unis intervient quant à elle illégalement dans le pays, sans mandat de l’Onu. Contrôlant désormais la presque totalité du pays, Damas se concentre sur le règlement politique, la reconstruction économique et le retour des réfugiés.

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