Un analyste égyptien a qualifié d’inefficaces les efforts déployés par l’administration américaine pour organiser un sommet anti-iranien en Pologne.

Le professeur égyptien de sciences politiques à l’Université du Caire, Hassan Nafaa, a écrit sur son compte Twitter que les sionistes est derrière des politiques américaines dans la région.

La politique américaine suivie par les pays arabes entraînera de grandes catastrophes, a-t-il déclaré en exhortant les pays arabes à prendre conscience de ces pièges.

Il a ajouté que les États-Unis avaient choisi la Pologne pour accueillir la réunion anti-iranienne, le fait qui indique que Trump tentait de contrôler les relations internationales et les relations des États-Unis avec le Moyen-Orient de manière non officielle.

Trump est à la recherche d’un événement pour promouvoir et mondialiser l’accord du siècle, a-t-il déclaré, assurant que la conférence serait vouée à l’échec.

Le Secrétaire d’Etat américain a fait part vendredi, 10 janvier, des préparatifs d’un sommet iranophobe qui aura lieu en coopérations avec Varsovie les 13 et 14 février en Pologne.

Ce dimanche matin, le ministère iranien des des Affaires étrangères a convoqué aujourd’hui le chargé d’affaires polonais Wojciech Unolt pour protester contre la décision.

Auparavant, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a réagi avec mépris le geste de la Pologne et son suivisme vis-à-vis des politiques iranophones des Etats-Unis, alors que son pays avait accueilli 100.000 ressortissants pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Le gouvernement polonais n’arrive pas à effacer la honte: alors que l’Iran a sauvé des Polonais pendant la Seconde Guerre mondiale, il accueille désormais un cirque anti-iranien », a raillé sur Twitter le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

« 1892 polonais reposent depuis 1942 au cœur de Téhéran dans un cimetière polonais, mais après 77 ans les habitants de Téhéran n’ont pas accueilli de nouveaux morts dans ce cimetière au nom du respect et de l’hospitalité », a réagit un autre diplomate iranien, Abbas Araqchi, vice-ministre.

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