Lors de sa première grande conférence de presse annuelle, Sergueï Lavrov résume les travaux du ministère des Affaires étrangères au cours de l’année écoulée et répond aux questions de l’agenda international. Voici les moments les plus marquants de l’événement.

Sergueï Lavrov passe ce mercredi 16 janvier un grand oral télévisé où il répond aux questions de plus de 500 journalistes russes et étrangers accrédités à cette occasion.

Donbass: la Russie attend des actions de la France et de l’Allemagne

La Russie espère que l’Allemagne et la France parviendront à convaincre Kiev d’entamer des négociations directes avec la RDP et la LPR, a signalé M.Lavrov.

«Ce serait encore mieux si nos collègues allemands et français, qui ont signé un soutien aux accords de Minsk en Format Normandie, et tous les autres membres de la communauté internationale, y compris les États-Unis, parvenaient à ouvrir un dialogue et des négociations directes sur la mise en œuvre des accords de Minsk», a noté le ministre.

Il a déclaré qu’il est «absolument irréaliste» de prétendre que le seul moyen de résoudre la crise serait d’écouter les autorités de Kiev et d’obliger le Donbass à se rendre.

Le traité FNI, «victime de la politique US»

M.Lavrov a commenté les négociations menées à Genève par la Russie et les États-Unis au sujet du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).Selon lui, les États-Unis sont arrivés à la table des négociations à Genève avec une «position préparée, qui consistait en un ultimatum et exigeait» que la Russie détruise, sous la supervision américaine, le missile 9M729, ses lanceurs et tout le matériel qui lui est associé. Il a noté que Washington ne voulait pas entendre les arguments de la partie russe sur cette question.

«Il est clair que c’est une manifestation de la politique de suppression de tous les accords dans le domaine de la stabilité stratégique. À la suite du traité sur la défense antimissile, le traité FNI est une autre victime. En ce qui concerne les Traités START de réduction des armes stratégiques, de nombreux pays craignent effectivement que son abandon fasse partie des plans de l’administration américaine», a déclaré M.Lavrov.

«Nous sommes toujours prêts à œuvrer pour sauver le FNI», a déclaré M.Lavrov.

La Russie n’est pas un pays redevable à tous

Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il était inadmissible de traiter la Russie comme un pays qui «devait tout à tout le monde».

«Traiter la Russie comme un pays à qui personne ne doit rien, mais qui doit tout à tout le monde — comme nous l’avons parfois observé dans le comportement de certains de nos interlocuteurs occidentaux — est bien sûr inadmissible», a-t-il insisté. «Coopérons, travaillons sur une base d’égalité».

La lutte jusqu’au but en Syrie

La Russie estime qu’en Syrie il est nécessaire de mener à bien la lutte contre le terrorisme, en particulier dans la zone de désescalade d’Idlib, a déclaré le chef de la diplomatie russe.

«Le règlement syrien progresse, bien sûr, plus lentement que nous le souhaiterions, avec des problèmes qui étaient difficiles à prévoir à un moment donné, mais néanmoins, des progrès sont évidents. Nous sommes convaincus que la lutte contre le terrorisme doit être achevée. Le foyer du terrorisme est désormais la zone d’Idlib, où al-Nosra* contrôle presque tous les radicaux», a-t-il précisé.

Depuis la zone démilitarisée d’Idlib, les terroristes continuent de viser les positions des troupes syriennes et des objets civils. Ils ont également tenté d’attaquer la base aérienne militaire russe de Hmeimim, poursuit-il. Selon lui, les engagements russo-turcs concernant la zone d’Idlib seront le sujet principal sujet de la prochaine rencontre des Présidents russe et turc.

En cas de levée des sanctions, Moscou suivra «très rapidement»

«Moscou, en cas de levée des sanctions adoptées, suivra et ce sera fait très rapidement», a martelé le chef de la diplomatie russe.Selon lui, ceux qui ont imposé des sanctions à la Russie et se plaignent des contre-sanctions russes doivent faire le premier pas pour changer la situation.

«Il n’y a qu’une solution: il faut abandonner les tentatives de dictature, les tentatives de concurrence déloyale par le biais de sanctions ou par un autre moyen. Et bien sûr, ceux qui ont commencé à recourir à ces méthodes devraient être les premiers à faire le premier pas», a-t-il déclaré.

Mondial 2018, «triomphe de la diplomatie populaire»

«L’évènement clé de l’année a été la Coupe du monde. Le vrai triomphe de la diplomatie populaire. Des millions d’invités étrangers ont visité la Russie et ont vu de leurs propres yeux la Russie moderne et ses citoyens», a souligné le ministre.

L’Affaire VychinskiMoscou espère que dans l’affaire concernant le chef du portail RIA Novosti Ukraine, Kirill Vychinski, la loi triomphera et qu’il sera libéré, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères.«Je vous assure que nous ferons tout pour que le droit prévale et que le journaliste soit libéré et reprenne ses fonctions professionnelles», a déclaré le ministre.

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