Luis Lomelí, employé de l’administration de l’état d’Hidalgo, a appris que 25 soldats avaient été dépêchés sur le lieu de l’incident suite à l’alarme déclenchée par Pemex, mais qu’ils «ne pouvaient pas contenir la poussée de 500 personnes».

Revu à la hausse, le bilan toujours provisoire de l’explosion s’établit à 89 morts et 55 blessés, d’après le ministre mexicain de la Santé Jorge Alcocer.

Vu l’état des corps carbonisés, ils seront identifiés par tests ADN.

On a notifié aux familles des victimes que pour que leurs proches puissent être identifiés, il est nécessaire de déposer une demande sur la mise en action d’une procédure pénale au parquet de Mixquiahuala de Juárez, ville la plus proche, située à 12 km au nord du lieu du drame, où des prises de sang ont été effectuées pour les comparer avec l’ADN des morts.

Blanca, Tania et Sandra y attendaient les familles des victimes avec une casserole de mole, soupe traditionnelle. Elles sont venues pour soutenir les personnes dans le malheur.

«Nous comprenons leurs souffrances, la douleur de leurs pertes. Ignorant le sort de leurs parents, ils ne peuvent évidemment pas penser à manger. Nous devons les aider, du moins un peu. Ce n’est pas grand-chose. Notre présence physique, c’est déjà ça», a déclaré Tania, avant d’ajouté qu’on n’y avait jamais vu une explosion d’une telle puissance.

Le procureur de la république Alejandro Gertz Manero a annoncé que l’identification des corps sera effectuée aux frais de l’État.

Le gouverneur de l’état d’Hidalgo Omar Fayad a raconté aux journalistes qu’à 16h50, le 19 janvier, le groupe Pemex avait annoncé «une ponction illégale dans l’oléoduc où des militaires avait été envoyés immédiatement. Peu après 17h, ils étaient arrivés sur place».

«Les autorités essayaient de persuader les personnes qui s’y étaient rassemblées de quitter cet endroit et tentaient de le quadriller. Sous la pression, une éjection massive d’hydrocarbures s’est produite. Des centaines de personnes s’y dirigeaient. Les militaires cherchaient à faire comprendre aux gens qu’ils s’exposaient au danger, mais en vain», s’est souvenu le gouverneur.

Selon ce dernier, deux heures plus tard, quand l’essence a jailli du tube tel un geyser, atteignant jusqu’à dix mètres de hauteur, celle-ci a «douché» la foule puis une explosion a éclaté.

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