Le Mexique et l’Uruguay proposent leur médiation dans un éventuel dialogue politique au Venezuela, a déclaré le président vénézuélien, Nicolas Maduro.

Le chef de l’État s’exprimait, jeudi, à l’inauguration de l’année judiciaire à la Cour suprême à Caracas.

Il a abordé la tension provoquée par le dirigeant de l’opposition, aussi président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, lorsqu’il s’est proclamé « président par intérim ».

N’ayant aucunement prononcé le nom de Guaido dans son discours, Maduro a annoncé que « le Mexique et l’Uruguay ont proposé leur médiation dans un éventuel dialogue politique au Venezuela ».

Maduro a ajouté qu’il peut être favorable à cette proposition.

Le président vénézuélien a en outre dit avoir parlé au téléphone avec son homologue russe, Vladimir Poutine, qui lui a « exprimé le soutien invariable de la Russie ».

« Poutine m’a demandé mon point de vue concernant les récents événements [au Vénézuela], a précisé Maduro. Je lui ai dit qu’il s’agit d’une provocation guidée par le représentant au Vénézuela, de l’impérialisme américain. Je pense que maintenant, tout le monde sait que le président américain, Donald Trump tente de faire arriver au pouvoir un gouvernement inconstitutionnel, et un coup d’État contre le peuple vénézuélien. Trump qui croit qu’il est le gendarme du monde et qu’il peut diriger l’Amérique latine. »

Maduro a conclu en notant qu’il est désormais à l’appareil judiciaire d’évaluer l’affaire, que la justice pourra rétablir la paix et la stabilité, et qu’en tant que président, lui même « ne pourra rien faire de plus que de se plaindre ».

Guaido s’est proclamé « président par intérim » et a été reconnu comme tel par les États-Unis, le Canada, la Colombie, le Pérou, l’Équateur, le Paraguay, le Brésil, le Chili, le Panama, l’Argentine, le Costa Rica et le Guatemala. Par contre, nombreux autres pays, dont la Turquie notamment, l’ont rejeté.

Pour sa part, le président Maduro s’est adressé au peuple depuis le Palais présidentiel, pour annoncer la rupture de toute relation avec les États-Unis, donnant également 72 heures aux diplomates américains pour quitter le sol vénézuélien. Il a ensuite annoncé le retrait des États-Unis de tout le personnel diplomatique vénézuélien.

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