En convoquant ce samedi le Conseil de sécurité de l’Onu, les États-Unis cherchaient à déstabiliser davantage la situation au Venezuela que Washington considère comme appartenant à la zone de ses intérêts sans se préoccuper du sort du peuple vénézuélien, a indiqué le représentant permanent de la Russie à l’Onu, Vassili Nebenzia.

La réunion du Conseil de Sécurité de l’Onu sur la situation au Venezuela convoquée ce samedi à la demande des États-Unis ne contribue pas au règlement de la crise que traverse actuellement la République bolivarienne, estime Vassili Nebenzia.

«Il n’y a aucun doute que la réunion d’aujourd’hui a été convoquée par la délégation des États-Unis dans le seul but de continuer de déstabiliser la situation au Venezuela en infligeant à ce pays ses méthodes et ses recettes pour trouver une solution aux problèmes auxquels il fait face ces derniers temps», a-t-il déclaré.

Selon M.Nebenzia, la réunion d’aujourd’hui était «un des éléments de la stratégie des États-Unis visant à obtenir un changement de pouvoir au Venezuela».

«Nous regrettons que les États-Unis mêlent le Conseil de Sécurité à leurs sales jeux», a-t-indiqué.

Le diplomate a également souligné qu’il n’y avait rien de nouveau dans cette tentative des États-Unis pour intervenir dans les affaires intérieures de la Venezuela.

«Les Américains n’ont pas changé et n’ont apparemment pas l’intention de changer d’attitude envers l’Amérique latine qu’ils estiment se trouver dans la zone de leurs intérêts exclusifs, qu’ils estiment être une cour intérieure où il leur est possible de faire n’importe quoi sans prendre en considération les intérêts du peuple du pays», a ajouté M.Nebenzia.

Répondant au Secrétaire d’État Mike Pompeo qui a déclaré plutôt devant le Conseil de sécurité que la Chine, l’Iran, la Russie et la Syrie soutenaient Nicolas Maduro, M. Nebenzia a insisté sur le fait que Moscou ne défendait pas le Président vénézuélien mais le droit international.

L’opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice» du pays et a prêté serment pendant une manifestation à Caracas. Donald Trump l’a reconnu comme «Président par intérim».

Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avaient essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays le 23 janvier, donnant 72 heures à ses diplomates pour quitter le territoire vénézuélien. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel.

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