Alors que certains experts affirment que la base américaine d’Al-Tanf, en Syrie, pourrait passer sous contrôle d’Amman, les autorités jordaniennes rejettent ce scénario, affirmant qu’elles n’envisagent pas d’intervenir sur le territoire syrien.

La Jordanie ne songe pas à récupérer la base militaire située dans la région syrienne d’Al-Tanf après le retrait des troupes américaines, a déclaré Ayman Safadi, chef de la diplomatie jordanienne.

«Non. Al-Tanf se trouve sur le territoire syrien. La Jordanie tiendra à défendre ses frontières, mais n’entrera pas sur le territoire syrien», a-t-il indiqué.

Le ministre a ajouté que la Jordanie prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses frontières. Or, a-t-il expliqué, les problèmes de sécurité en Syrie dans les zones frontalières avec la Jordanie devraient être abordés dans le cadre des discussions trilatérales, avec l’implication de la Russie et des États-Unis.

La région d’Al-Tanf, située à la frontière jordanienne et abritant une base militaire, demeure à ce jour sous contrôle américain. Plusieurs experts estiment qu’après le départ des troupes états-uniennes, la base pourrait échoir aux mains d’Amman.Moscou et Damas ont à plusieurs reprises appelé les États-Unis à démanteler la base d’Al-Tanf dans le sud de la Syrie. Selon le chef d’état-major interarmées russe, Valeri Guerassimov, le maintien par les seuls USA d’une «zone de sécurité» autour d’Al-Tanf permet aux groupes armés de poursuivre leurs activités terroristes visant notamment les forces gouvernementales.

Le 19 décembre, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech* en Syrie, précisant que la lutte contre le groupe terroriste était la seule raison de la présence militaire américaine dans le pays.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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