Le Premier ministre israélien a réagi aux menaces formulées par le leader du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah, ajoutant que ce dernier avait toutes les raisons de redouter la «force de frappe meurtrière » de l’État hébreu.

Lors du conseil des ministres hebdomadaire, Benjamin Netanyahu a engagé une polémique à distance avec le leader du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait déclaré la veille avoir assez de missiles pour frapper l’État hébreu et ce suite aux raids israéliens ayant visé le sol syrien.

«Hier, Nasrallah a rompu le silence. Il est très perplexe pour trois raisons», a souligné le Premier ministre.

La première raison, assure Benjamin Netanyahu, est la destruction par les Israéliens des tunnels à la frontière avec le Liban. La deuxième, toujours selon lui, sont les problèmes financiers engendrés par le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran qui finance le Hezbollah.

«Troisièmement, Nasrallah est déçu par notre résolution. La force de frappe meurtrière de l’Armée de défense d’Israël fait face au Hezbollah. Croyez-moi, Nasrallah a vraiment des raisons de ne pas vouloir  ressentir la puissance de notre main», a-t-il déclaré.

Le Hezbollah, mouvement chiite libanais, est allié à la fois aux autorités iraniennes et au pouvoir syrien. Plusieurs guerres ont opposé le mouvement à Israël. La dernière en date en 2006 a duré un mois. Israël considère l’organisation chiite comme l’une des menaces les plus sérieuses contre sa sécurité.

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