Viktor Orban a fait savoir aux diplomates états-uniens qu’il souhaitait que son pays soit «neutre, comme l’Autriche», alors que Washington plaidait pour une ligne politique plus dure envers la Russie et la Chine.

Tout en soulignant qu’il souhaitait rester un membre contributeur de l’Otan et qu’il savait apprécier la sécurité procurée par l’Alliance à la Hongrie, le Premier ministre hongrois se dit fermement opposé aux pressions américaines visant à forcer Budapest à limiter l’influence de Moscou et de Pékin en Europe, relate The Wall Street Journal.

Au cours des dernières semaines, les États-Unis ont en fait cherché à inciter les autres membres de l’Otan à adopter une politique plus ferme pour lutter contre un potentiel cyber-espionnage chinois. Ils ont également poussé l’Alliance à renforcer son soutien à l’Ukraine dans sa confrontation avec la Russie. Néanmoins, selon son Premier ministre, la Hongrie devrait rester «neutre, comme l’Autriche», souligne le journal.À l’instar d’autres dirigeants européens, Orban a invité les Chinois à investir dans l’infrastructure Internet de la Hongrie et s’est opposé à l’intention de l’Otan de tenir des pourparlers au niveau ministériel avec l’Ukraine, compte tenu du fait que les écoles ukrainiennes n’offraient pas assez de cours de hongrois à la minorité hongroise du pays.

Vladimir Poutine a qualifié la Hongrie de partenaire clé de la Russie en Europe lors de sa rencontre avec le Premier ministre du pays, Viktor Orban, laquelle a eu lieu le 18 septembre à Moscou.Ce dernier a, à son tour, constaté une coopération stable entre deux pays développés, et ce malgré les sanctions antirusses. Selon lui, Moscou et Budapest «ont réussi à renverser la tendance». Il a ajouté que la Russie et la Hongrie avaient un potentiel de développement de liens dans les domaines énergétiques, agricoles, culturels entre autres.

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