Sputnik a organisé une rencontre sur les violences policières à Paris avec pour cadre l’Acte 12 des Gilets jaunes. Donnant la parole à Jacob, étudiant et compagnon de Fiorina, manifestante éborgnée le 8 décembre. Pour lui donner la réplique, Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère. Place au débat.

353 signalements, 1 décès, 159 blessures à la tête, 18 éborgnés et 4 mains arrachées. Voici le triste bilan des manifestations des Gilets jaunes donné par le journaliste indépendant David Dufresne, le 28 janvier. Depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes le 17 novembre, de nombreux rassemblements ont été émaillés de violences. Des groupes de casseurs infiltrent les cortèges et s’en donnent parfois à cœur joie. En face, certains policiers usent de la plus grande fermeté dans le maintien de l’ordre et n’hésitent pas à jouer de la gâchette avec leurs lanceurs de balles de défense et autres grenades. Quitte à ce que des manifestants pacifiques soient pris entre deux feux… Ou pris pour cible, comme l’affirment certains?

​Alors que le Conseil d’État a refusé le 1er février de suspendre l’usage du LBD et que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les violences policières, les Gilets jaunes ont décidé de faire de l’Acte 12 celui des mutilés. Les «gueules cassées» des manifs prendront la tête du cortège parisien. C’est dans ce contexte que Sputnik France a décidé d’organiser, sur le terrain, un débat. D’un côté Jacob, étudiant en sciences politiques âgé de 20 ans et compagnon de Fiorina, cette manifestante éborgnée par un projectile le 8 décembre à Paris. Pour lui répondre, Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police —Policiers en colère. Que le débat commence.

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