La polémique autour de la tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart bat toujours son plein. L’eurodéputée Les Républicains Nadine Morano ne voit dans cette mesure judicaire rien d’extraordinaire, déplorant que seule la presse ait le droit au secret des sources sur le plateau de LCI. La tension est montée avec le journaliste.

Nadine Morano, députée européenne Les Républicains, a commenté dans une interview accordée à LCI la situation relative à la tentative de perquisition des locaux de Mediapart, après la publication des enregistrements d’Alexandre Benalla.

Alors que le média indique avoir «refusé» cette procédure qui peut «atteindre le secret des sources», Mme Morano ne semble pas opposée à cette mesure judicaire, mettant en avant le principe de transparence chez les élus.

«Pourquoi ne pourrait-il pas y avoir de perquisition dans un organe de presse? Y’a que les médias qui ont le droit au secret des sources. Nous, on ne peut pas rencontrer des gens sans être transparents», a déclaré Nadine Morano. Ces propos ont fait réagir le journaliste, qui a fait preuve de sa désapprobation, rappelant que les perquisitions dans des organes de presse «n’arrivent jamais».

Moins d’une semaine après la publication par Mediapart d’extraits d’une conversation que le site présente comme ayant eu lieu entre l’ancien chargé de mission à l’Élysée, Alexandre Benalla, et l’ancien gendarme, Vincent Crase, le média en ligne d’investigation a communiqué, via son compte Twitter, qu’une tentative de perquisition de ses locaux avait été entreprise le 4 février.

Comme précisé par le média, deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont tenté de perquisitionner ses locaux et ce dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet «pour [notamment] atteinte à la vie privée de M.Benalla suite à nos révélations de la semaine dernière».

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