Interpellée par un député de la France insoumise à propos de la tentative de perquisition à Medipart, la garde des Sceaux a démenti «instrumentaliser la justice», envoyant une pique sur le soutien de son parti à Maduro.

Nicole Belloubet a démenti mardi instrumentaliser la justice à des fins politiques lors de la tentative de perquisition des locaux de Mediapart, le 4 février. Prise à partie par le député de La France insoumise Ugo Bernalicis, qui dénonçait l’«instrumentalisation politique des forces de police et du parquet», la garde des Sceaux a déclaré: «Je suis attachée au principe de la liberté de la presse et à la protection du secret des sources, je crois que ce sont des pierres angulaires pour notre démocratie».

Mme Belloubet a également profité de cette occasion pour lancer une pique à l’encontre de LFI. «Paris n’est pas Caracas», a-t-elle déclaré, faisant référence au soutien apporté par le parti de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Maduro.

La ministre a par ailleurs affirmé que Mediapart «a dans un premier temps refusé» la remise des enregistrements diffusés au parquet, et ne l’avoir fait «qu’après que la presse s’en est fait l’écho».

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