Les forces de l’ordre lyonnaises ont projeté du gaz lacrymogène aux bouches du métro, blessant plusieurs civils, dont un jeune enfant, samedi lors de l’acte 13 des Gilets jaunes, affirme l’auteur d’une vidéo largement reprise sur internet.

Au cours de l’acte 13 de la mobilisation des Gilets jaunes le 9 février, les forces de l’ordre ont lancé du gaz lacrymogène aux entrées du métro de Lyon, d’après une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.

La vidéo en question publiée sur le compte Twitter «La Plume Libre» montre plusieurs civils sans gilets jaunes en train de suffoquer et tousser près du métro.

​Parmi eux se trouve notamment un enfant en bas âge assis dans une poussette qui, lui aussi, pleure et a visiblement du mal à respirer. À genoux, un street medic portant un casque et un masque soigne le petit qui continue à pousser des cris et à agiter les mains.

Ensuite, l’auteur de la vidéo tourne la caméra et montre d’autres médecins agenouillés en train de soigner un ou des blessés allongés par terre devant l’escalier menant au métro.

«- Un enfant! Je crois qu’il y a un truc de lacrymo qui est tombé dans le métro.

— Oui, ils ont tiré dans le métro ces bâtards», entend-on de la discussion entre deux femmes dans la vidéo.

Lors de l’acte 13, des heurts ont opposé policiers et manifestants à Lyon. La préfecture du Rhône a dénombré 17 interpellations.

Selon l’AFP, les forces de l’ordre ont plusieurs fois empêché le cortège de manifestants d’entrer dans le nœud commerçant de l’hyper-centre lyonnais en utilisant des grenades lacrymogènes. D’autres affrontements sont survenus au moment où les manifestants se sont approchés de la préfecture, puis lorsqu’ils ont tenté de regagner le centre-ville.Les Gilets jaunes se sont rassemblés samedi 9 février en France pour l’acte 13 de leur mobilisation, confortés par un récent sondage indiquant que le nombre de personnes qui soutiennent et justifient le mouvement est en hausse. Les estimations du nombre de personnes ayant participé aux manifestations dans toute la France varient de 51.400, selon le ministère de l’Intérieur, à 240.000, selon le syndicat France Police-Policiers en colère.

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