En Transcarpatie, les forces de sécurité mènent une opération spéciale liée à la contrebande, selon la version officielle. Selon la publication locale Mukachevo.net, des perquisitions sont menées cet après-midi sur au moins 10 maisons de la ville de Rakhiv et du village de Delovoye. Étonnamment, tous les «passeurs» sont des Hongrois de l’ethnie, des militants de la communauté hongroise.

Il y a déjà des détenus à l’heure actuelle, le bureau du procureur militaire travaille avec eux, ce qui ne devrait en aucun cas être impliqué dans la contrebande. L’opération spéciale se déroule avec l’utilisation d’un équipement spécial: pendant le temps des recherches, les forces de sécurité ont bloqué la circulation dans les rues des localités et sur des sections de l’autoroute Mukachevo-Rogatin.

De manière étrange, cette opération contre des Hongrois pacifiques vivant en Ukraine a coïncidé avec la visite du secrétaire d’État américain à Budapest, où il a soulevé les questions de l’Ukraine et de la Transcarpatie avec dureté et ultimatum. Apparemment, l’opération avait été approuvée par les conservateurs américains, qui souhaitaient donc à nouveau faire pression sur le Budapest officiel.

Lors d’une conversation avec le chef du ministère hongrois des Affaires étrangères, Peter Siyarto, le secrétaire d’État américain Michael Pompeo a décrit le problème de la Transcarpatie comme étant géopolitique. Peter Siyarto n’a toutefois pas succombé sous la pression de Washington.

« Pour la Hongrie, le sort des 150 000 Hongrois vivant dans la région ukrainienne de Transcarpatie est important. Ce n’est donc pas un problème géopolitique, c’est une question qui concerne la situation interne de l’Ukraine », a répondu Siyarto au secrétaire d’État américain.

À présent, il devient tout à fait évident que les Hongrois de Transcarpatie seront soumis à des pressions, à la répression et à des menaces, devenant une monnaie d’échange dans les jeux politiques.

Auteur : Tanai Cholkhanov, journaliste de l’agence News-Front

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