Le MEDEF a lancé le 5 février une campagne baptisée «Merci l’Europe». L’organisation patronale espère faire de la pédagogie sur les «avantages» de l’Union européenne pour les entreprises françaises. Pour Florian Philippot, président des Patriotes, il s’agit d’une campagne à côté de la plaque. Lui défend une sortie de l’UE et de l’euro.

«Tous nos chefs d’entreprises […] voient avec inquiétude la montée des populismes, et ce qui va de pair avec une menace sur le multilatéralisme et la capacité à échanger.»

Lors du lancement de la campagne «Merci l’Europe» le 5 février, le président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, a désigné le «populisme» et les velléités protectionnistes comme les principaux dangers qui pèsent sur la croissance. Afin d’y résister, son mouvement a décidé de faire de la pédagogie. Comme son nom l’indique, la campagne «Merci l’Europe» aura pour but de vanter les mérites de l’Union pour les entreprises françaises. Le tout en incitant à voter pro-européen pour faire barrage aux souverainistes.

Le patronat français opère pourtant un certain virage. Devant le protectionnisme économique affiché récemment par les États-Unis ou la Chine, Geoffroy Roux de Bézieux a appelé l’Union européenne à se défendre :

«On ne souhaite pas être ceux qui stimulent cette guerre commerciale, mais il faut qu’on soit dans un système de réciprocité équilibrée.»

Pour Florian Philippot, président des Patriotes, il s’agit d’un bon sens dont aurait dû faire preuve depuis longtemps le patronat. Totalement en désaccord avec les objectifs de cette campagne, il fustige au contraire une Union européenne qui favoriserait les grands groupes au détriment des petites entreprises. Dans un entretien avec Sputnik France, il réaffirme qu’il faudrait sortir de l’UE et de l’euro le plus vite possible.

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