La présence de « groupes terroristes » dans la province syrienne d’Idlib n’est pas tolérable, a déclaré aujourd’hui le président russe Vladimir Poutine, s’adressant à ses homologues turc et iranien, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, lors d’un sommet organisé à Sotchi.

 

Le président iranien s’est quant à lui prononcé pour une intervention contre les djihadistes de l’ex-front Al Nosra, devenus dominants dans la région. Accepter leur présence parce qu’ils ont changé de nom serait un erreur, a-t-il ajouté.

Moscou et Ankara ont conclu en septembre un accord de démilitarisation qui a permis d’éviter une offensive de l’armée syrienne dans la province, la dernière aux mains des insurgés. Il prévoyait le départ des mouvements islamistes et la création d’une zone tampon sur la ligne de front, mais les djihadistes d’Hayat Tahrir al Cham, coalition dominée par l’ex-Front al Nosra, y ont gagné du terrain aux dépens de rebelles proturcs.

Les ministres russe et turc de la Défense, Sergueï Choïgou et Hulusi Akar, ont convenu lundi de prendre des mesures « décisives » pour stabiliser la situation dans la région.

Etiquette: ; ;