Le bilan de 2018 n’est pas radieux pour les enfants palestiniens: selon l’ONG Defence for Children International Palestine, 56 enfants ont été tués par Israël. Une pétition a été lancée pour fustiger l’indifférence de la communauté internationale et pour appeler à l’«action civile» sous forme de boycott dans différents domaines.

Le triste bilan de l’année passée, c’est plus d’un enfant palestinien tué chaque semaine par Israël, soit 56 tués au total. Les témoins précisent que les enfants visés étaient non armés et ne constituaient pas de menace.

«Très officiellement, Israël tue un enfant palestinien tous les 3 jours dans l’indifférence générale» — indique la pétition lancée sur Change.org le 14 février pour attirer l’attention sur ces meurtres passés sous silence. En l’espace de deux jours, elle a été signée par plus de 260.000 personnes.

«Les enfants palestiniens tués par Israël au cours des dernières années, y compris l’année dernière, ont été oubliés par le monde», constate l’auteur du texte, estimant qu’aujourd’hui la tâche est de s’y opposer par des actions concrètes.«La honte pèse sur la communauté internationale, seule l’action civile de boycott économique, sportif, universitaire, culturel massif est susceptible d’influer sur le cours à venir de la vie des enfants Palestiniens.»

Ces derniers ont été assassinés par des tireurs d’élite, des drones et des forces de l’ordre de Tsahal, est-il précisé. 73% sont décédés à la suite de tirs à balles réelles, selon la Defence for Children International Palestine (DCIP). Cinq enfants sur les 56 tués n’avaient pas atteint l’âge de 12 ans.

Selon les données de la DCIP, les forces israéliennes ont tué en moyenne, entre 2000 et 2014, un enfant palestinien tous les trois jours. Quant à la communauté internationale, elle «donne son accord tacite aux abus», poursuit la pétition.«Les réponses de la communauté internationale sont tellement prévisibles qu’Israël ne trouve aucun obstacle au-delà des limites fixées par le droit international: il lui est permis d’agir en toute impunité», s’indigne l’auteur.

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