Huit djihadistes présumés ont été tués dans la péninsule du Sinaï (nord-est), a indiqué aujourd’hui le porte-parole de l’armée égyptienne, précisant qu’ils avaient participé à une récente attaque qui a fait 15 militaires tués ou blessés le 16 février.

« Huit terroristes extrêmement dangereux ont été éliminés » par les forces de l’ordre dans le gouvernorat du Nord-Sinaï, a affirmé le porte-parole de l’armée, Tamer el-Refai, dans un communiqué. Ce dernier a également précisé que l’armée avait « découvert et détruit sept repaires utilisés par les terroristes pour se cacher et pour préparer des opérations terroristes, et dans lesquels se trouvaient des armes (…) et de grandes quantités de munitions utilisées dans la fabrication d’engins explosifs ».

Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, des centaines de soldats et de policiers sont morts dans des attaques de groupes extrémistes qui ont également visé la communauté chrétienne copte orthodoxe. Les attaques touchent principalement la péninsule du Sinaï. Le 16 février, 15 militaires ont été « tués ou blessés » dans une attaque contre un poste de contrôle dans cette péninsule, selon l’armée.

Hier, le ministère égyptien de l’Intérieur a affirmé que 16 djihadistes présumés avaient été tués à Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï. L’Egypte a lancé début 2018 une vaste campagne baptisée « Sinaï 2018 » pour déloger le groupe Etat islamique (EI) de la péninsule, et « nettoyer » le pays du « terrorisme ». Cette opération devait à l’origine durer trois mois, selon les instructions du président Abdel Fattah al-Sissi à ses forces de sécurité. Au total, plus d’une trentaine de soldats et plus de 550 jihadistes présumés sont morts depuis son lancement, selon l’armée. Aucun chiffre de source indépendante n’est disponible. La presse n’est pas autorisée à se rendre librement dans le Nord-Sinaï mais l’armée organise de rares visites destinées aux médias étrangers.

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