Bien qu’ayant renoncé à briguer un 5e mandat, Abdelaziz Bouteflika souhaite rester au pouvoir après le 28 avril, en attendant une Conférence nationale devant réformer l’Algérie mais dont la date n’est pas encore déterminée.

Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a confirmé, dans un message diffusé lundi, son intention de prolonger son 4e mandat au-delà de son terme constitutionnel du 28 avril, jusqu’à un nouveau scrutin organisé à l’issue d’un processus de révision constitutionnelle.

«Que l’Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération (…) tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel, à vos côtés et à votre service», a annoncé le chef de l’État dans le message, cité par les médias algériens.

Le Président avait précédemment déclaré qu’il entendait remettre ses pouvoirs à un successeur élu lors du scrutin organisé à l’issue d’une Conférence nationale qui se tiendra «dans un très proche avenir» et qui devra réformer l’Algérie, modifier la Constitution et mettre fin à la crise actuelle.Ciblé depuis près d’un mois par une vague de contestations inédite, il a renoncé le 11 mars à briguer un 5e mandat et a repoussé la présidentielle, prévue le 18 avril, à la fin de la Conférence nationale dont la date n’est pas encore fixée, rappelle l’AFP.

Vendredi, des millions d’Algériens sont à nouveau descendus dans la rue pour protester contre la prolongation de fait du mandat de M. Bouteflika.

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