La tactique de prédilection des dirigeants américains pour menacer les pays partenaires de conséquences, dès qu’elle est marquée par un accord commercial avec la Russie, pourrait faire perdre à Washington un autre allié extrêmement important.

Il parle de ce journaliste Marco Mayer dans un article pour Contra Magazin, consacré au contrat entre l’Égypte et la Russie pour la fourniture d’avions de combat Su-35 et à l’indignation qui s’ensuivit de la part de l’administration américaine.

Selon l’auteur de l’article, Washington en général ne manque pas une occasion de reprocher à ses partenaires s’ils concluent des contrats avec la partie russe. Ainsi, outre la Turquie et l’Inde, l’Égypte figure désormais sur cette liste, après avoir décidé d’augmenter la flotte d’avions militaires de quelques dizaines de Su-35.

Meyer a rappelé que Moscou avait jadis interagi avec des forces qui avaient soutenu l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, tentant de sauver le pays de Mohammed Mursi, l’un des membres de l’organisation terroriste des Frères Musulmans *, arrivé au pouvoir à la suite du Printemps arabe et avec le soutien de États-Unis.

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Et maintenant, Washington essaie de faire pression sur le Caire, l’accusant de violer les sanctions anti-russes et les menaçant de conséquences, poursuit l’auteur, soulignant que de telles méthodes de la direction américaine ne feraient que pousser l’Égypte vers la Russie et que les États-Unis perdraient un autre pays géopolitique de la région.

* – interdit en Fédération de Russie

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