Varsovie est partisan d’un nouveau report de la date du Brexit si les députés de la Chambre des Communes rejettent une nouvelle fois, aujourd’hui, l’accord de retrait, a déclaré le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, à l’issue d’un entretien avec le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier.

Les deux options considérées comme les plus probables par l’UE sont un Brexit sans accord après le 12 avril, ou une demande de nouveau report de la date de retrait par Londres. Initialement, le Brexit devait intervenir ce vendredi 29 mars à minuit, mais en raison du chaos politique au Royaume-Uni, il a été convenu de le reporter au 12 avril en cas de nouveau rejet de l’accord aux Communes, ou au 22 mai s’il est entériné.

La Pologne compte parmi les pays membres de l’UE qui veulent faire preuve de souplesse envers la Grande-Bretagne et Mateusz Morawiecki affiche sa préférence pour la deuxième possibilité. A l’autre côté du spectre, on trouve la France, qui veut voir l’incertitude liée au Brexit levée le plus vite possible.

«Nous sommes ouverts à une prolongation du processus», a dit le chef du gouvernement polonais au cours d’une conférence de presse à Varsovie. «Six, ou neuf, ou douze mois, ces possibilités-là nous paraissent acceptables», a-t-il continué. S’adressant aux journalistes au côté de Morawiecki, Michel Barnier a appelé la Chambre des Communes à entériner l’accord de retrait et à concentrer ensuite son attention sur les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE.

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