Geneviève Legay, qui a été blessée à Nice lors de l’acte 19 des Gilets jaunes, est «soulagée» que la justice ait reconnu la responsabilité d’un policier pour sa chute, a annoncé son avocat. Son cabinet dit espérer qu’Emmanuel Macron «ait une forme de sagesse» pour s’excuser auprès de Mme Legay pour avoir nié la responsabilité de la police.

Après que le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a reconnu, vendredi, qu’un policier avait bousculé la septuagénaire Geneviève Legay à Nice lors de l’acte 19 des Gilets jaunes, l’avocat de cette dernière a relayé à BFM TV sa réaction à cette nouvelle.

«Je peux vous dire que Geneviève Legay et sa famille sont extrêmement soulagés que le mensonge des autorités administratives et judiciaires soit enfin éclaboussé», a déclaré Arié Alimi à l’antenne de BFM TV.

L’avocat a fait savoir qu’il n’y avait pas véritablement de nouveaux éléments dans ce dossier, «simplement une nouvelle version due au travail d’enquête de nombreuses associations comme la Ligue des droits de l’Homme, Attac, ou des journalistes».

Le cabinet d’avocat Arié Alimi Avocats a d’ailleurs appelé Emmanuel Macron à présenter ses excuses auprès de Mme Legay, car il avait auparavant dédouané les forces de l’ordre sur cet incident:

Le Président Macron et le procureur de Nice avaient précédemment affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas touché Mme Legay. M.Prêtre avait notamment dit qu’elle avait chuté «et s'[était] cognée contre un pylône fixe» et le Président, que «cette dame n'[avait] pas été en contact avec les forces de l’ordre». Dans le même temps, Mediapart a recueilli des «témoignages qui renforcent l’idée d’un mensonge orchestré» sur la charge brutale des manifestants, dont un rapport de police.

«Tous ont dit qu’il n’y avait pas eu de contact, alors qu’ils le savaient dès le départ», a tenu à souligner Arié Alimi.

Geneviève Legay, porte-parole d’Attac dans les Alpes-Maritimes et militante des Gilets jaunes, a été hospitalisée après l’acte 19 pour «hémorragie méningée frontale gauche, hématome occipital droit, hématome cérébelleux droit, fracture de l’os rocher droit, fracture de l’os pariétal droit, [et] fracture médico-sphénoïdale». Selon Me Arié Alimi cité par Mediapart, «lorsque Madame Legay s’est réveillée à l’hôpital, le samedi 23 mars 2019, elle a indiqué que des policiers sont venus à deux reprises dans sa chambre et qu’une policière a essayé avec insistance de lui faire dire que c’était un caméraman qui l’avait bousculée, et non les forces de l’ordre».

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