Le tribunal administratif de Paris a statué sur la décision de France 2 de ne pas inviter Benoît Hamon, Florian Philippot et François Asselineau au débat du 4 avril, en ordonnant à la chaîne de les y convier. Selon la justice, cette décision du média est «susceptible de porter une atteinte grave» au respect de la pluralité des opinions.

Le tribunal administratif de Paris a ordonné lundi à France 2 d’inviter Benoît Hamon (Générations), Florian Philippot (Les Patriotes) et François Asselineau (UPR) à son débat de jeudi sur les Européennes, ou à défaut de les inclure dans un rendez-vous similaire avant le 23 avril.

Le Tribunal considère que Générations «est distinct du parti socialiste, regroupe un député, un sénateur, trois députés européens et est crédité de 2,5 à 4% des intentions de vote aux prochaines élections en cause. Aussi, la circonstance que le courant de pensée incarné par celui-ci lors des dernières élections présidentielles de 2017 soit représenté lors du débat du 4 avril est inopérante».

«Les décisions de ne pas inviter ces trois candidats au débat du 4 avril sont susceptibles de porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le respect du principe du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion», a précisé le tribunal dans un communiqué.

Sollicitée par l’AFP, la chaîne publique n’a pas souhaité commenter la décision à ce stade.

Les trois leaders contestaient en référé-liberté la décision de France 2 de ne pas les inviter au débat, où étaient invitées les têtes de listes aux élections européennes Manon Aubry (LFI), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-PS), Yannick Jadot (EELV) et Nathalie Loiseau (LREM), ainsi que Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI).

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