La réaction des États-Unis n’a pas tardé à venir après l’annonce de la démission du Président Abdelaziz Bouteflika. Pour Washington, la transition doit être décidée par les Algériens.

Le cadre de la future transition en Algérie, après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, doit être fixé par les Algériens eux-mêmes, a déclaré mardi le département d’État américain, cité par l’agence AFP.

«Il revient aux Algériens de décider comment gérer cette transition en Algérie», a dit le porte-parole de la diplomatie américaine, Robert Palladino, à peine une heure après l’annonce de la démission du chef de l’État.

Le 2 avril, Abdelaziz Bouteflika a pris la décision de mettre fin à son mandat de Président de la République, a annoncé la présidence algérienne.
Plus tôt dans la journée de mardi, le chef d’état-major des armées, le général Ahmed Gaïd Salah, avait appelé à appliquer le plus vite possible l’article 102 de la Constitution, lequel aurait permis de destituer Abdelaziz Bouteflika de son poste de Président.Ciblé depuis près d’un mois par une vague de contestation inédite, l’actuel Président de l’Algérie Abdelaziz Bouteflika a renoncé le 11 mars à briguer un cinquième mandat et a repoussé la présidentielle — initialement prévue pour le 18 avril — à la fin de la Conférence nationale dont la date n’a pas encore été fixée.

Le 1er avril, la présidence de la République a annoncé dans un communiqué qu’Abdelaziz Bouteflika démissionnerait «avant le 28 avril prochain», soit avant la date de fin de son mandat.

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