Le Conseil constitutionnel est actuellement réuni à Alger pour constater, conformément à la Constitution, la «vacance» de la présidence de la République, après la démission la veille du président algérien Abdelaziz Bouteflika, a annoncé aujourd’hui l’agence de presse officielle APS.

Une fois constatée, le Conseil constitutionnel doit transmettre un acte de «vacance définitive» au Parlement, selon la Constitution. C’est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, qui est chargé par la Constitution d’assurer l’intérim pendant trois mois.

Cible depuis le 22 février d’une contestation inédite, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans dont 20 années à la tête de l’Algérie, a remis ce soir sa lettre de démission au président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaiz, en présence de Bensalah. Ce dernier a désormais 90 jours maximum pour organiser une élection présidentielle à deux tours et remettre le pouvoir au nouveau chef de l’Etat élu lors de ce scrutin auquel, en tant que président par intérim, il ne peut se présenter.

Les manifestants, qui réclament en masse depuis plus d’un mois le départ de Bouteflika mais aussi celui de son entourage et du « système » au pouvoir, ont déjà fait savoir ces dernières semaines leur rejet par avance du processus d’intérim constitutionnel, qui maintient en place les hommes-clés du « système ».

Autant Tayeb Belaiz que Abdelkader Bensalah sont des purs produits du pouvoir et des fidèles de longue date du président démissionnaire.

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