L’accord signé entre Moscou et Ankara sur la livraison de systèmes S-400 russes est une question «réglée», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu, alors que le Pentagone avait confirmé le 1er avril avoir suspendu la fourniture à la Turquie des nouveaux chasseurs F-35 et ce en raison de l’achat par Ankara de S-400.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu a confirmé ce mercredi 3 avril, en marge de l’Atlantic Council, que la Turquie n’allait pas abandonner l’idée d’acheter des systèmes S-400 russes, et cela en dépit de la décision du Pentagone de suspendre la livraison des chasseurs F-35 à cause de l’acquisition par Ankara de S-400.

«C’est une affaire conclue, une question réglée. Nous ne renoncerons pas à cette décision», a notamment indiqué le ministre.Le 1er avril, le Pentagone a confirmé avoir suspendu la livraison à la Turquie des nouveaux chasseurs F-35 à cause de l’intention des autorités turques d’obtenir des S-400.

Le 2 avril, Patrick Shanahan, secrétaire américain à la Défense par intérim, a assuré devant les journalistes que la Turquie préférerait les systèmes américains Patriot aux russes S-400.

Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait précédemment annoncé que son pays n’était pas disposé à renoncer aux S-400 russes, mais qu’il était prêt à négocier avec les États-Unis si ceux-ci faisaient une offre intéressante pour l’achat de systèmes Patriot.

Fin 2017, Ankara avait signé avec Moscou un contrat estimé à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Récemment, le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, a annoncé que la Turquie commencerait à déployer les S-400 sur son territoire en octobre 2019.

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