Après que l’Assemblée constituante du Venezuela a demandé de lever l’immunité du chef de l’opposition Juan Guaido, les autorités du pays ont lancé une procédure pénale contre ce dernier. Selon un membre de l’Assemblée constituante, Julio García Zerpa, il «devra payer pour la trahison de la patrie».

Une procédure pénale, qui sera menée par la Cour suprême et par le procureur général, a été lancée contre le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido, a déclaré le chef du Comité de législation de l’Assemblée constituante, Julio García Zerpa, à la télévision vénézuélienne.

Avant de préciser que Juan Guaido pourra exercer ses droits de la défense, M. Zerpa a fait remarquer que le système judiciaire prendrait une décision sur la base de preuves pertinentes:

«La justice sera rendue… Il devra payer pour tout ce qu’il a fait. Il devra payer pour trahison de la patrie», a-t-il tenu à souligner.

Auparavant, la Cour suprême du Venezuela (TSJ) avait demandé à l’Assemblée constituante de lever l’immunité du chef de l’opposition Juan Guaido pour avoir violé son interdiction de quitter le pays, laquelle avait été décrétée par la Cour suprême le 29 janvier 2019.

L’ex-chef de l’Assemblé nationale avait en effet quitté le pays pour effectuer une tournée en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Équateur, de fin février à début mars.

La crise politique au Venezuela a éclaté quand l’opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l’Assemblée nationale sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d’une manifestation. Donald Trump l’a alors reconnu comme «Président par intérim».Fin mars, la justice vénézuélienne a ordonné de mettre en détention provisoire Roberto Marrero, conseiller du leader de l’opposition Juan Guaido, interpellé pour détention d’armes à son domicile.

Précédemment, les médias avaient relaté que deux proches de Juan Guaido, Roberto Marrero et Sergio Vergara, avaient été arrêtés par les services de renseignement, les autorités ayant annoncé «le démantèlement d’un groupe terroriste». M. Vergara avait été relâché peu après.

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