Le peuple ne lâche rien. Les Algériens ont commencé à manifester vendredi, premier grand rassemblement depuis le départ du président Abdelaziz Bouteflika, pour dire leur refus de toute implication de ses anciens fidèles dans la transition politique.

Quatre heures avant le coup d’envoi prévu du cortège, à 14 heures locales (13 heures GMT), plusieurs centaines de personnes sont déjà réunies dans le centre d’Alger, sur le parvis de la Grande-Poste. Cette place, épicentre des grandes manifestations hebdomadaires, résonne déjà de slogans et cris, comme « On ne pardonnera pas  ! », référence à la lettre d’adieu du chef de l’État, dans lequel il demande pardon à ses concitoyens.

Arrivé tôt le matin de Boumerdès, une ville près d’Alger, Said Wafi, 42 ans, employé d’une banque publique, voulait « être le premier manifestant contre le système ». « Le départ de Bouteflika ne veut rien dire, si ses hommes continuent à gérer le pays », dit-il. « Bouteflika était très malade, il ne gouvernait pas en réalité et rien ne changera s’il part seul et laisse ses hommes », renchérit Samir Ouzine, un étudiant de 19 ans.

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