Couvrant depuis plusieurs semaines le mouvement des Gilets jaunes, Didier Maïsto a annoncé que son compte Twitter avait été supprimé à cause des signalements de blogs «pro-Macron ouverts récemment» et de la «censure politique» a-t-il expliqué à «Médias d’Ici» pour France 3.

Le président de Sud Radio, qui a vu son compte signalé et finalement supprimé de Twitter, a expliqué au blog «Médias d’Ici» pour France 3 les circonstances de son éviction du réseau social.

Ainsi, Didier Maïsto suivait de près depuis plusieurs semaines le mouvement des Gilets jaunes et partageait sur les réseaux sociaux des images et des vidéos sur le sujet.Cependant, lundi matin, son compte Twitter a été provisoirement suspendu avant d’être définitivement supprimé mercredi matin. M.Maïsto a donc décidé de le signaler depuis un nouveau compte récemment créé… qui a été lui aussi suspendu par la suite.

«J’ai été signalé massivement par des comptes pro-Macron ouverts récemment et de manière anonyme», a-t-il expliqué.

«Ils ont profité d’une conversation à propos de Jérôme Rodrigues, qui a perdu un œil pendant une manifestation. Un twittos se moquait de lui. Je lui ai dit « si je venais vous crever un œil, vous trouveriez ça marrant? ». Dans la foulée, alors qu’en fait je demandais de la décence, j’ai été signalé à Twitter», a-t-il poursuivi.

Pourtant, M.Maïsto est persuadé qu’il s’agit d’une «censure politique» à son encontre.

«C’est clairement une censure politique. Je me suis aperçu plus tard que quelqu’un avait ajouté le compte Twitter d’Emmanuel Macron à la conversation. Je ne dis pas que c’est lui qui m’a signalé mais comme il était dans la conversation, Twitter a agi très vite. C’est de la censure politique», a-t-il déclaré.

Il a ensuite réaffirmé son engagement dans le mouvement des Gilets jaunes auquel il est «sensible».

Il avoue néanmoins que «parmi les Gilets jaunes, il y a des cons et des antisémites mais pas plus que dans la société française dans son ensemble».

Mais «il y a surtout des gens qui souffrent et qui veulent se battre pour leur pouvoir d’achat, pour plus de démocratie…», a-t-il conclu.Didier Maïsto a auparavant dénoncé les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur pour l’acte 20 des Gilets jaunes en soulignant que les «chiffres continuaient d’être bidonnés», qu’il s’agissait d’«une farce» et qu’on continuait d’«essayer de mentir aux gens».

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